Accueil > Les pages professionnelles > Fouette, Cochin

Télévision

Fouette, Cochin

Série documentaire sur Arte

samedi 2 juin 2007, par Bruno Lopez

L’école de médecine. HÎpital Cochin. Musique digne d’Ennio Morricone, quand Clint va flinguer le mexicain, celui qui a violé la religieuse du monastÚre.

“Comment elle s’appelle l’anémie quand on a enlevé l’estomac ?” qu’il dit, le chef de clinique. Silence . Ils sont quatorze dans la chambre, tout juste si on n’a pas dit à la gastrectomisée d’évacuer pour pas gêner la leçon.
« Il était une fois dans l’Ouest ». Harmonica garanti. L’externe regarde en l’air. Elle sait pas.
« Eastwood » dit à la dame : “Bon, vous rentrez chez vous, et vous serez suivie par votre gastro-entérologue”. On sent que la série n’est pas dédiée aux seuls généralistes.
Tout le monde sort de la chambre. “Je sais pas si c’est Micheline ou Danièle qui doit récupérer la batterie d’examens qu’on a lancée avant-hier”. Harmonica. Et batterie.

L’école de médecine. DR Arte.

Quatre teenagers bâffrent à la cantine, déchaînées parce que la grandasse a pas su faire le nœud. C’est colossalement drôle.
“Heureusement le mec, il avait le champ sur les yeux, tu vois tu vois, alors c’est l’interne qui a recousu”. On espère juste que le balafré ne regarde pas Arte, ce soir.

Un interne, aux trois quarts endormi, interroge bêtement la malade . “Vous vous sentez moins fatiguée que d’habitude ?”. Il baille. Visiblement , il est carencé en sommeil.
Elle répond fort. Elle va lui insuffler la forme.

Un autre, externe, car moins velu, prend l’observation avec des gants stériles. Un jeune trisomique s’est cassé le fémur. Interrogatoire.
“Va falloir faire d’autres sports, pépère” dit l’homme en gants. “Ben oui, mais pour la piscine, j’ai l’allergie au chlore, et pour le vélo, j’ai plus qu’un poumon !”
Soufflé, l’externe.
“Bon, tu disais que t’étais pas diabétique ?” Ouf, enfin une bonne question ; l’interne reprend la mise. Il n’avait pas pensé au Scrabble. L’interrogatoire stérile, il n’y a que ça de vrai, alors on met des gants...

« Chef-de-Clint-Eastwood » sermonne la jeunette qui connaissait pas Biermer : “Ben, tu sais, à ton âge, j’étais pas intelligente, c’est venu après”. Sympa.
On voit que ça a pris du temps, la maturation du carabin, mais que, dans ce cas d’école, ça s’est bloqué dans les chevilles... Alors les jeunes ont pas l’air trop pressés de
le devenir, intelligents, « comme ça ».

Puis c’est la scène d’économie de santé, teintée d’humanité. L’infirmière va chercher quatre tubes. “Je lui fais la créat. ?” (en prenant le cinquième...) L’interne, belle et digne : “oui !”
Mezzo voce , elle ajoute : “En fait, la prise de sang, c’est pour lui justifier qu’on refait pas la chimio.” Trop tard, la « créat. » est lancée...

Dans la cour de Cochin, « Chef-de-Clint » dit à quelques-uns ternes : “Qu’est-ce qu’ils sont cons ces externes... Je sais pas ce qu’ils vont faire plus tard !” C’est beau, c’est fort.

Gastro-entérologues ?

Puis c’est le générique de fin. Un « générique de fin », c’est comme une vraie fin, même principe actif, même action, mais ça revient moins cher qu’une vraie fin.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.