Consternation - Nous sommes tous des radiologues (2/2)

dimanche 6 septembre 1998

Trop, c’est trop, j’explose ...

Loin de moi, la politesse Ă©crite des Brèves n°4 que vous aurez bientĂ´t en kiosque dans une bonne quinzaine, loin de moi, la dĂ©magogie obsĂ©qieuse de mise avec nos gouvernants ou leurs conseillers, loin de moi, la diplomatie orale et des circonvolutions de language, trop, c’est trop !!!

Que penser d’un ministre qui bafoue les engagements Ă©crits, signĂ©s et budgetisĂ©s ? les dentistes apprĂ©cient ce geste et comme l’Ă©crit un responsable syndical :"Au I juillet, le SMIC a eu un coup de pouce, nous (les dentistes) avons eu droit Ă  un majeur bien tendu vers le haut et bien mal placĂ© !"

Ce ministre n’a pas de parole.

Que penser d’un ministre qui autoritairement, arbitrairement et après une pseudo-concertation, baisse la valeur de la lettre-clĂ© Z1 ? Alors que les radiologues sont comme nous tous, sous le coup des reversements et qu’ils ont dĂ©jĂ  des contraintes ?

Ce ministre ne discute pas et n’a pas d’Ă©coute.

Que penser d’un petit secrĂ©taire d’Etat qui estime que les revenus des radiologues sont parmi les plus Ă©levĂ©s et qu’il est possible de diminuer ces revenus ?

Ce secrĂ©taire d’Etat abrĂ©gĂ© ou tout court est un gĂ©ant de la dĂ©magogie.

Gagner de l’argent actuellement est un acte inacceptable, qui doit ĂŞtre puni et rĂ©duit ! Fi des Ă©tudes, de l’investissement majeur, des responsabilitĂ©s endossĂ©es, des feuilles de paies des employĂ©s du cabinet de radiologie Ă  faire tous les mois ?

Depuis le sang contaminĂ© ("n’oubliez pas le "responsable mais pas coupable") et la vache folle, les autoritĂ©s sanitaires ouvrent le parapluie pour un rien et vous imposent des normes et des charges supplĂ©mentaires sans pour autant en prendre les coĂ»ts supplĂ©mentaires. Docteur, vous prendrez ces charges sur votre bĂ©nĂ©fice qui est bien Ă©levĂ©, je pense ...

Que penser d’un ancien ministre, maire d’une grande ville de Loire Atlantique, qui estime qu’il faut gĂ©nĂ©raliser le tiers-payant, supprimer le secteur 2 et cesser le paiement des charges sociales des mĂ©decins du secteur 1 par les CPAM ?

Que ce ministre veut la disparition de la mĂ©decine libĂ©rale, tout simplement, en nous mettant Ă  son service ou plutĂ´t Ă  ses bottes !

Que penser d’un nouveau directeur de CNAMTS dont une des mesures qu’il a instaurĂ©e, consiste en une demande d’entente prĂ©alable pour les lunettes chez les patients de moins de 16 ans ? Alors que les dĂ©marches ont encore toutes Ă©chouĂ©es pour faire disparaitre cette stupiditĂ©, Ă  ce jour, et que la suppression de cette entente n’entraine pas de dĂ©penses supplĂ©mentaires Ă  la sĂ©cu et que les textes ne sont pas appliquĂ©s ?

Que ce directeur est dĂ©connectĂ© de la rĂ©alitĂ© que nous vivons et que mĂŞme après lui avoir dĂ©montrĂ© l’inutilitĂ© de la mesure, ce directeur a persistĂ© et resignĂ© : il est bornĂ© et n’admet pas ses erreurs !

Que penser d’un ministre qui nous a imposĂ© le carnet de santĂ©, idĂ©e d’origine mĂ©dicale et dont les consĂ©quences sont bĂ©nĂ©fiques pour le patient, mais qui a refusĂ© les modifications demandĂ©es par nos syndicats et transformĂ© une bonne idĂ©e en rĂ©alisation coercitive ?

Ce ministre a gaspillé 247 millions de francs, provenant de nos cotisations sociales ("responsable mais pas coupable") et cette erreur ne va plus lui être déduite de ses revenus ...

Ce ministre est cher !!!

Notre ministre actuel n’a aucune parole et que je ne voudrais pas ĂŞtre Ă  la place des docteurs Maffioli, Cabrera et Gras pour aller discuter d’une nouvelle convention, avant novembre 1998.

Vos interlocuteurs, Messieurs, ne sont pas dignes de confiance et finalement, il vaut mieux ne pas manger avec le diable même avec une longue cuillère.

Toute diminution de prise en charge de nos cotisations sociales ou toute restriction d’activitĂ© du secteur 2, doit ĂŞtre prise comme un reniement (une fois de plus, mais lĂ , c’est la fois de trop) de la parole donnĂ©e en 1970, Ă  l’occasion de la convention : blocage des honoraires contre prise en charge partielle des cotisations sociales.

Madame la ministre, vous avez tiré la première et ne comptez plus sur ma coopération pour faire "tourner la sécu". de toutes façons, vous déciderez pour nous, vous imposerez vos mesures et vous diminuerez nos revenus.

Mais ne comptez pas sur moi, pour demander ma Carte Professionnel de Santé, télétransmettre, coder mes actes.

La langue de bois utilisĂ©e actuellement pour vanter l’informatisation par les services de la CNAMTS, l’informatisation des cabinets mĂ©dicaux, est de première grandeur : j’y lis "une volontĂ© de partenariat renforcĂ©, une nĂ©cessaire coopĂ©ration, .. ;etc".

Pardonnez moi, mais je ne ris plus : "Nous sommes tous des radiologues"

Les gouvernants avec les Français doivent ĂŞtre comme des parents avec leurs enfants : "Messieurs, vous n’ĂŞtes pas lĂ  pour satisfaire vos dĂ©sirs mais pour rĂ©pondre Ă  nos besoins." (d’après Jacques SalomĂ©).

Et comme je suis plus près du dĂ©but d’installation que de la retraite, je pars en rĂ©sistance !!!

La parole d’un ministre, c’est comme un bon d’aide mĂ©dicale gratuite, tant que c’est pas payĂ©, cela ne vaut rien ...

Laurent Beyls

RĂ©ponse Ă  : La mĂ©decine libĂ©rale n’a aucun avenir
Source Listesnof, la liste de diffusion de l’ophtalmologie francophone.

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